27 juin 2012

Retour de noces

S'il est un moment particulier, c'est bien le moment où l'on rentre chez soi après le mariage. Une fin de journée qui appelle souvent le wedding blues, où toute l'agitation retombe, où le rêve prend fin, où tout n'est plus que souvenir.
Certes, organiser un brunch ou un déjeuner le lendemain permet de prolonger la parenthèse enchantée. Mais tout a une fin, et oui, vous finissez par dire au revoir à tout le monde et à remballer votre robe.
Quelque part, je trouve que c'est malgré tout un beau moment. Parce qu'on a vu se concrétiser tout ce qu'on avait en tête depuis des mois. Parce qu'on repart avec une bonne dose d'amour. Parce qu'on porte enfin son alliance chérie. Parce que son mari tout neuf pose un regard différent sur sa femme toute neuve.
Mais concrètement, à quoi ça ressemble la fin d'un mariage ?

Source: bhldn.com via Emily on Pinterest

Une bonne moitié de la noce est partie, celle restante étant occupée à passer un coup de balai ou ranger les chaises, tandis que vous donnez vos consignes : "trois caisses de vin dans le coffre de Papy, le coca va chez ma cousine, celle qui a quatre enfants, le décor du photobooth... euh dans la voiture familiale du témoin. Attention, les bonbonnières sont fragiles ! Oui Maman prends toutes les fleurs que tu veux. N'oubliez pas de ramener les bonbons".
Puis au compte-gouttes vous faites la bise à un, puis deux, puis quinze invités. Vous cherchez désespérément de quoi vous occuper et occuper ceux qui restent, pour ne pas les voir partir eux aussi.
Pendant ce temps, votre mari tout neuf regarde perplexe son coffre se remplir, et se demande où caser les douze bouteilles d'eau gazeuse parce que la place est déjà prise par la robe de mariée, le smoking, les centres de table, l'urne, l'arbre à empreintes, le livre d'or, les deux valises, les cadeaux surprises, les accessoires du photobooth et sa gueule de bois.
Et puis par on ne sait quel miracle, le lieu s'est vidé de sa substance, les jeunes mariés ont réussi à rentrer dans leur voiture et commencent la route vers leur foyer. S'installe un mélange étrange de longs silences rêveurs et d'échanges animés de souvenirs sans queue ni tête.
Quelques SMS arrivent déjà de la part d'invités qui eux aussi semblent heureux du week-end qu'ils viennent de vivre.
On arrive à la maison et on prend une bonne demi-heure à vider la voiture et à essayer de trouver le meilleur moyen de faire tenir tout ça dans le salon, le couloir, la chambre, oh et puis on peut aussi en mettre dans la salle de bain.
Qu'est-ce qu'on mange maintenant ? Une pizza... Note pour plus tard : penser à faire les courses avant de se marier.
- T'es pas fatigué toi ? - Si mais j'ai pas envie d'aller dormir. - Moi non plus. On ouvre les enveloppes ??
Et voilà comment à 22h30 à J+1 on se retrouve dans son lit avec l'urne sur les genoux et son mari qui commence à faire les comptes tout en lisant les petits mots d'amour laissés par les convives. Et tout de suite, ça va mieux, parce que tout l'amour que vous avez reçu ce jour-là, il est écrit, et vous pourrez le relire à l'infini "forever".
Il y a les invités qui vous font une véritable déclaration,  ceux qui ont fait plein de fautes d'orthographe mais qui sont tout de même touchants, les dessins des enfants, ceux qui disent que vous étiez trop beaux ou que le vin et le champagne étaient très bien choisis et que même s'ils sont un peu bourrés, ils kiffent votre mariage.
Il y a de jolies cartes, des cartes un peu tradi, les éternelles aquarelles de fleurs, les cartes achetées à l'arrache (c'est dans le dico maintenant, j'ai le droit) et sans trop de rapport avec le mariage mais "tant pis, c'est l'intention qui compte", il y a carrément un livre trop drôle avec vos "private jokes" préférées fait par vos potesses, il y a des cartes inspirées et d'autres moins, il y a la petite peinture faite par la copine de maman. 
Encore un SMS. Un dernier coup d’œil à l'arbre à empreintes et à votre robe tâchée. Allez, on éteint la lumière et on s'endort sereinement à côté de son époux, enfin seuls rien que tous les deux et des rêves plein la tête et toujours cet amour qui continuera à vous transporter longtemps, longtemps.



PS : à quelques détails près, ça s'est passé comme ça pour nous. En revanche, on avait la chance d'avoir des potes qui dormaient chez nous et qui nous ont aidés, sans le savoir, à revenir en douceur sur terre. Et vous c'était comment ? Ou vous ferez quoi le soir du J+1 ?
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25 juin 2012

Pic Nic Chic - miam !

Après avoir passé mon samedi à préparer un dîner entre amis, et mon dimanche à grignoter les restes, j'ai eu envie de prolonger ces instants gourmands en vous parlant de Chloé Cuisine en Vert, et plus particulièrement de son Pic Nic Chic qui m'a littéralement mis l'eau à la bouche.
Des couleurs qui explosent, des jolies matières, une mise en scène délicieuse, quoi de mieux pour installer une ambiance joviale le jour de votre mariage, ou le lendemain, ou avant de dire oui, bref, n'importe quand ?
Le concept : pour les mariages en petit comité (moins de 100 personnes), Chloé concocte des petits plats qui se dégustent d'abord avec les yeux, où l'on se lèche les babines puis les doigts pour ne pas en perdre une miette.
Ses paniers sont livrés dans des sacs en kraft joliment présentés, où le bleu et le vert s'affichent franchement, pour mieux introduire la suite. Lisez un peu : sablés au parmesan, curcuma et pavot ; bun noir à l'encre de seiche, saumon fumé, betterave, crème au citron confit et raifort ; tarte aux oignons rouges et thym avant de terminer par une salade de fruits d'été, basilic, éclats de chocolat noir, éclats de pistaches torréfiées (entre autres). Quant à ces financiers à croquer, je craque devant leurs pois sucrés colorés !


photos : Chloé Baeyaert

Et Chloé n'oublie pas de nous désaltérer avec une limonade rhubarbe, jasmin et basilic !
Que de bonnes raisons pour imaginer un brunch décontracté le lendemain de votre mariage, où vous n'aurez rien de mieux à faire que de vous laisser faire par la cuisine de Chloé. 
J'imagine bien aussi un mariage en cercle restreint, avec pour thème un pique-nique champêtre, où l'on s'affale dans la pelouse par un bel après-midi ensoleillé dans la campagne normande (si si, ça existe !) et où l'on déguste une salade de coquillettes, qui pourrait être régressive si l'on n'y avait pas ajouté des petits pois, de la feta, des fraises et de la menthe !
Côté budget, Chloé vous livre toutes ces bonnes choses dans leur bel emballage pour 53€ par personne, boissons comprises.
Le Pic Nic Chic, une option à considérer sérieusement !



photos : Chloé Baeyaert

Si vous êtes tentés par ces paniers (ce qui serait on ne peut plus normal), rendez-vous sur le site de Chloé cuisine en vert ou si vous voulez simplement en découvrir davantage sur son univers, allez visiter son blog, tout aussi alléchant !
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20 juin 2012

Fraîcheur estivale

Pour un jour d'été tout doux, un duo des plus actuels : jaune et mint. Des couleurs ni trop féminines (sous-entendu : que votre cher et tendre ne pourra renier) ni trop impersonnelles. Quand la tendresse du vert menthe-à-l'eau rencontre l'acidité du jaune, cela donne un mariage pétillant et moderne, chaleureux et joyeux.

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18 juin 2012

Laisser son empreinte

Donner aux invités la possibilité de laisser un petit mot lors de votre mariage est toujours apprécié. Même si beaucoup, dont moi, sont souvent atteints de l'angoisse de la page blanche au moment de se pencher sur le livre. Mais j'aime bien écrire tout de même un petit mot en plus de la carte que je prépare toujours au calme, à la maison, car ça me permet de témoigner "à chaud", de dire à quel point j'ai aimé l'ambiance (ou le petit détail qui a pris 5 mois de réflexion et de mise en place à la mariée, maintenant, je sais les reconnaître, ces petits riens qui ont coûté du sang et des larmes !).
Alors voici quelques idées pour renouveler un peu le genre du livre d'or.
Une idée toute simple mais que je trouve moderne et fun : un recueil avec les trombines de vos invités. Il vous faudra :
  • un livre dépouillé, aux pages blanches,
  • un feutre,
  • un appareil photo type Polaroïd,
  • des coins, ou si vous n'avez pas le temps de mettre en place 476 coins la veille du mariage, du masking tape que vos invités utiliseront pour coller leurs photos,
  • des invités drôles et attachants que vous aimerez retrouver au fil des pages.

Tadaaaa !




Cette alternative au désormais célèbre "arbre à empreintes" est rafraîchissante et divertissante : dans un cahier, tracez des cases sur chaque page. Donnez vos instructions et un exemple à vos invités pour que chacun laisse son empreinte dans une case en la transformant en un petit bonhomme, qui se fera le messager de leurs vœux et autres réflexions.



Pour ceux qui aimeraient donner un petit coup de jeune à leur salon ou qui vouent une passion à la musique, pourquoi ne pas encadrer certains de vos vinyles préférés, sur lesquels vos invités auront écrit leurs pensées, et que vous accrocherez au mur, pour être toujours entourés de ceux que vous aimez :



Enfin, quand on a un petit mariage, on n'est pas obligés de laisser tomber l'idée de recueillir les petits mots de ses invités. Mais un livre peut être démesuré. J’aime cette idée des lettres en carton ou en bois, soit les initiales du couple soit un mot comme "amour", sur lesquelles les invités prendront le temps d'écrire. Ces lettres pourront ensuite trôner dans le cocon des mariés.





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16 juin 2012

Juste avant la tempête...


Chères mariées d'aujourd'hui, je vous souhaite de lire autant d'amour dans les yeux de votre cher et tendre que dans ceux de ce pétillant marié ♥
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14 juin 2012

ROBE | Une petite robe blanche... ou deux

BHLDN nous gratifie encore une fois d'une délicieuse collection de robes courtes, parmi lesquelles Beams-of-Light. Pleine de légèreté, cette petite robe en tulle de soie offre une ligne impeccable avec ses plis, son dos ouvragé jouant avec la transparence et sa ceinture de soie crème. Un décolleté assez sage met en valeur des épaules délicatement recouvertes d'une belle dentelle.


© BHLDN, prix : $850 soit environ 680€

Et que dire de cette Spotted Glimmer Dress, qui joue sur un registre un peu plus rétro, mais décline un esprit festif avec ses pois et sa brillance dorée. Une coupe faussement sage, soulignée par un nœud à la taille et à un prix tout doux.


© BHLDN, prix : $300 soit environ 240€

Pour voir le reste de la collection de robes courtes, c'est ici.
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13 juin 2012

Etude de cas #1 : les parents

Aujourd'hui, étudions une espèce relativement répandue : les parents. Observons-les dans un environnement tout à fait particulier : le mariage de leur enfant.
Il faut savoir que les parents, quelles que soient les relations qu'on ait avec eux la plupart du temps, deviennent des êtres tout à fait étonnants et quelque peu énervants quand leur progéniture décide de fonder son propre foyer. Voici quelques exemples :


1. Les parents blasés
Vous êtes le 3è ou le 4è enfant à annoncer ses fiançailles, alors ils en ont vu d'autres. Leurs yeux s'humidifient à peine, et de suite, ils sortent la liste d'invités sous pdf prête et immuable depuis le premier mariage de grande sœur chérie. Ils préparent le chèque, font mine de s'intéresser à deux trois détails et vous annoncent à leur tour que la cousine de la voisine fait un flan de carottes à tomber. Toute cette indifférence, ça vous énerve.

2. Les parents anti mariage
Ils sont divorcés, athées, anarchistes, râleurs, peu importe la raison : le mariage, ça sert à rien. Et c'est justement pour leur prouver le contraire que pendant des mois vous allez vous échiner à leur démontrer par A+B que si, votre engagement vous y croyez, c'est pour la vie et les préparatifs c'est merveilleux et ce n'est que le début d'une formidable vie d'amour. Evidemment, préparez-vous à ne pas recevoir un kopeck  de leur part, ou alors contre 30 bonnes minutes de remarques, du genre "t'es sûre pour la robe blanche ?", "c'est vraiment ça que tu veux ? Et avec lui ?" ou "pour le repas, tu préfères pas un méchoui ?". Ce besoin de mettre en doute votre choix, ça vous énerve.

3. Les parents enthousiastes - trop enthousiastes.
Ils ont prévenu la terre entière de votre mariage environ 45 minutes après l'annonce, ont cassé leur livret pour vous permettre d'avoir le mariage de vos rêves, invitent vos beaux-parents à déjeuner un dimanche sur deux "parce qu'on va former une seule et belle famille maintenant", ont douze idées à la minutes (à croire qu'ils lisent les wedblogs eux aussi) et c'est là que ça coince. Quand vous réalisez qu'ils veulent organiser leur propre anniversaire de mariage et non vos noces. Quand vous tentez de leur expliquer que "non, non, ça ira, Maman, garde précieusement tes gants blancs en satinette, je ne voudrais pas les abîmer, je vais me débrouiller". Tant de sollicitude, ça vous énerve.

4. Les parents dans l'air du temps = socialize !
Finalement, ça vous fait plaisir d'inviter la cousine de Papa, ça fait tellement longtemps que vous ne l'avez pas vue (16, 17 ans ?). Et puis oui, Maman a bien le droit d'inviter ses copines de la chorale, si ça lui chante (jeux de mots !). Quoi, on a 172 invités rien que pour mes parents ??! Oui, le parent, qui ne maîtrise pas forcément Twitter & Co, sait tout de même comment activer un réseau, surtout lorsqu'il s'agit de montrer qu'il a de beaux enfants, bien éduqués, et qu'il peut assumer le financement de leurs noces. Bon, ça c'est le côté le plus vil, il est vrai. La plupart des parents sont simplement fiers et heureux et ont envie de partager cela avec leurs proches. Toute cette guimauve répandue, ça vous énerve.

5. Les parents traditionalistes
"Bien sûr ma chérie, que c'est votre mariage, mais avoue que les chaussures blanches, c'est d'une élégance intemporelle" ou comment ne pas vous froisser en acquiesçant à ce vous dites tout en vous soumettant une autre idée - la leur- qui va sournoisement s'immiscer dans votre subconscient jusqu'à vous faire douter, "parce que c'est la tradition". [Quand j'ai essayé ma robe, dans la cabine d'à côté, il y avait un débat gênant entre la maman de la mariée et sa tante, sur l'obligation du jeu de la jarretière. Aussi étonnant que cela puisse paraître, c'était la maman qui insistait pour la jarretière, tandis que la tante essayait de rassurer la future mariée et de dissuader la maman, qui n'avait pour seul argument que "on a toujours fait la jarretière, et puis ça vous fera un peu de sous". Quand je suis partie, le débat était toujours en cours] La tradition colle au mariage comme le chewing-gum à la semelle, et ça vous énerve.

6. Les parents perdus
Ils ne s'attendaient tellement pas à cette annonce qu'ils ne savent plus où ils en sont. "Qu'est-ce que je dois faire maintenant ? Dans le doute, je vais m'abstenir." Ils ne vous proposent que rarement leur aide, ils ne posent pas trop de questions parce que de toute façon, les fois où ils en ont posées, ils n'ont rien compris à vos histoires de cupcakes et bird cage veil, là... Ils ont oublié de prévenir la famille, ils ont oublié l'ordre des cérémonies, ils vous demandant 4 fois dans le mois comment ils devront s'habiller, ils se raccrochent à leur propre expérience (bouquet de roses et fougère, pièce montée et sa farandole de desserts gourmands, calèche et colombes)... Tant d'ignorance, ça vous énerve.

7. Les parents de rêve
Ceux qui sont heureux pour vous sans en faire des caisses, qui comprennent le rôle que vous leur donnez sans tenter de mettre un orteil sur la frontière délimitée au début des préparatifs, qui vous aident financièrement sans trop poser de questions, qui vous aident à tout mettre en place la veille avec un sourire jusqu'aux oreilles qui ne les quittera pas du week-end. Ceux qui sont rares mais qu'on reconnaît en un clin d’œil à la façon dont ils vous serrent dans les bras le Jour-J et qui écrasent leur petite larme discrètement à la sortie de la cérémonie. Ceux que vous remercierez en premier dans votre discours. Ceux qui n'arrivent pas à vous énerver en somme.

Vous l'aurez compris, l'espèce parentale, aussi large et répandue soit-elle, est très diversifiée et encore pleine de mystère, au point que les plus éminents spécialistes continuent à travailler sur la question et trouvent régulièrement de nouveaux spécimens. Quoiqu'il en soit, dans environ 90% des cas, l'amour et l'énervement font partie intégrante du processus ;)


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4 juin 2012

Honeymoon | Vietnam

Cela fait un petit moment que je ne vous ai pas suggéré de destinations voyage de noces, je rattrape donc mon retard avec un pays cher à mon cœur : le Vietnam. 


Je suis tombée amoureuse de ce pays bien avant de rencontrer mon cher et tendre, dont les parents sont originaires.
Je ne suis donc absolument pas objective dans mes propos quand il s'agit de recommander un voyage au pays du Dragon. Car on dit que le Vietnam suit les courbes d'un dragon qui serait endormi sous ses terres et qui aurait créé la magnifique Baie d'Ha Long d'un coup de queue un jour de colère. Cette légende n'est qu'une parmi tant d'autres, car au Vietnam, tout n'est que symboles et mythes, sûrement pour inclure un peu de poésie dans le quotidien.
Le Vietnam se visite souvent du nord au sud, et je suis d'accord avec cette organisation, puisque le Sud est bien plus beau (et ce n'est pas parce qu'une partie de ma belle-famille vient du sud... objectivité toujours !).
Blague à part, si vous êtes sensibles à la culture asiatique, vous trouverez forcément votre compte lors d'un voyage au Vietnam : bouddhisme, gastronomie, paysages, architecture, dépaysement, habitants, nature... ce pays est riche dans de nombreux domaines, et offre sa beauté avec générosité. Les linguistes pourront même s'amuser à comprendre pourquoi le R se prononce J, le D Z au nord et Y au sud et encore plein de petites subtilités qui rendront vos discussions avec les Vietnamiens laborieuses mais fort drôles.
Partons donc du nord. Après un vol qui vous aura bien décal(qu)és, vous arriverez à Hanoi au petit matin, dans une atmosphère le plus souvent humide et chaude. Hanoi offre un visage culturel encore préservé : Temple de la Littérature, Lac de l'épée restituée, quartier des corporations, maisons colorées, théâtre des marionnettes sur l'eau... déjà cette ville vaut le détour et ne vous laissera pas indifférents ni inoccupés.


De là, vous pouvez prendre le train de nuit pour vous rendre à Sapa, une petite ville entre rizières en terrasses et montagnes, où la fraîcheur vous étreindra comme la moiteur à Hanoi. A Sapa, vous pourrez rencontrer quelques tribus montagnardes, plus ou moins authentiques selon que l'on s'éloigne de la ville ou pas : Hmong Noirs (dont les vêtements sont en fait indigo) et Dao Rouges étant les principales minorités rencontrées dans cette région. De belles randonnées, plus ou moins sportives, sont à faire dans cette région. 


Au nord se trouve aussi l'incontournable Baie d'Ha Long et ses tout autant incontournables croisières. Souvent embrumée (bah oui, c'est une baie), elle est magnifique sous le soleil mais conserve un brin de mystère. Que vous partiez à la journée ou pour deux jours avec nuit à bord, sur une jonque ou un bateau moins traditionnel, ne vous affolez pas de voir des dizaines de bateaux dans le port ; rapidement, vous aurez l'impression d'être seuls au monde avec votre moitié, car les routes parmi les 1969 îlots rocheux permettent de ne plus croiser âme qui vive durant des heures. (petit conseil si vous dormez sur le bateau : évitez les cabines du fond, elles sont proches du moteur, bruyant et d'où émanent des odeurs de carburant très désagréables, et peu glamour pour votre voyage de noces)



En repartant vers le sud, arrêt obligatoire à Huê, ancienne capitale impériale (1802-1945) sereine et tranquille. Vous croiserez de nombreuses jeunes filles en habits traditionnels sur leur vélo se rendant au lycée, tandis que vous vous rendrez à la Cité Impériale, ou Cité Interdite. De beaux édifices tout de rouge vêtus se succèdent cour après cour. Des dragons et des phœnix, symboles impériaux, se croisent sur les toits, les colonnes et les jardinières. Détruite par deux fois, la cité offre encore de magnifiques décors.
Le long de la Rivière des Parfums, de nombreux et gigantesques mausolées impériaux se visitent, idéalement, en fin de journée, pour profiter de la paix qui y règne.



Juste après Huê, renaît la jolie ville de Hoi An, classée au Patrimoine Mondial de l'Unesco. Ancien port florissant situé sur les routes maritimes du commerce de la soie, la ville a sombré dans l'oubli après son ensablement. Désormais, son centre piétonnier permet d'en apprécier tous les charmes : maisons en bois, artisanat, couleurs chaudes. Une ville idéale pour un arrêt shopping : vêtements sur-mesure, peintures, lanternes, laques, soie...




Avant de partir pour Saigon, actuellement nommée Ho Chi Minh Ville, faites éventuellement une pause par Dalat, lieu de villégiature des colons français, qui venaient y chercher la fraîcheur de son altitude, et où demeurent de belles villas parfois reconverties en hôtels. Ou si vous voulez bronzer un peu, arrêtez-vous à Nha Trang ou Mui Né, aux longues plages de sable fin.
Saigon est le nouveau visage du Vietnam, où le métro et les autoroutes débarqueront bientôt, pour rejoindre les gratte-ciel qui ont déjà commencé à pousser et transforment mois après mois cette ville. Le quartier chinois de Cholon est à faire, en commençant par son marché et en continuant par ses pagodes à la décoration chargée et où l'air est saturé d'encens. Vous tomberez parfois nez à nez avec des traces étonnantes de la présence française, comme la cathédrale ou la grande poste.
Les férus d'histoire pourront se rendre au musée de la guerre, éprouvant et quelque peu partisan (mais comment leur en vouloir ?), et à Cu Chi, au nord ouest de la ville, dont les tunnels ont joué un rôle déterminant dans la résistance au moment du conflit avec les Etats-Unis. Ne pas louper non plus, vers l'ouest et le sud, les ruines des royaumes Champa, méconnus, ou les vestiges khmers.




Sur une journée ou plus, terminez votre voyage par le Delta du Mékong, où une embarcation vous transportera lentement sur des confluents entre marchés flottants et verdure lumineuse.



Je pourrai continuer encore longtemps comme ça, car ce pays est de loin l'un des plus riches culturellement parlant d'Asie du Sud-Est. Mais le mieux est de vous laisser en découvrir les saveurs par vous-mêmes. Tout ce que j'ajouterai, c'est qu'une durée de trois semaines est raisonnable pour en avoir un aperçu large et diversifié et que la période la plus agréable pour s'y rendre est de novembre à février, mais c'est aussi la plus chère, d'autant qu'en janvier/février, les Vietnamiens fêtent le Têt (Nouvel An) ce qui est très sympa mais ralentit le pays pendant quelques jours (comme chez nous entre Noël et le 1er janvier en quelque sorte). Enfin, sachez que les infrastructures touristiques ne sont pas toujours à la hauteur de nos attentes d'Occidentaux, le gouvernement ayant tendance à aller plus vite que la musique dans sa quête du cher tourisme de masse. Il se peut donc que vous trouviez des hôtels encore en travaux (les parpaings sur la plage, ça fait des super châteaux de sable bien costauds !) ou bien des sites touristiques mal entretenus. Mais n'empêche, je reste une grande amoureuse de ce pays, que vous apprécierez tout autant, je l'espère, si vous vous y rendez.

Toutes les photos de ce billet sont des photos personnelles. Merci de ne pas les reproduire sans mon autorisation (je peux mordre !)


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2 juin 2012